Médecin rééducateur (MPR)
Ayant été, il y a environ six ans, un des premiers médecins, en France, à utiliser la Power Plate, j’avais été si satisfait des résultats que, depuis, je l’ai intégrée dans le protocole de rééducation de pratiquement tous les traumatismes. Comme il s’agit d’une utilisation en médical, et non en fitness, je programme toujours la Power Plate en mode « Low ». Cet appareil est particulièrement utile pour « remettre en route » la musculation, de façon statique, sans que le patient fasse trop d’efforts. Ainsi, je l’emploie avec des sujets âgés et sédentaires qui n’en retirent que des bénéfices. Avec ces patients, je programme tout d’abord des séances courtes et douces, ne comportant que quelques postures. Puis, en fonction de leurs réactions, j’augmente, très progressivement, les difficultés. Ensuite, on peut établir un planning comportant des séances régulières ou, simplement, d’entretien, au rythme de trois séances tous les six mois. Précautions d’emploi de la Power Plate :
Chez aucun de mes patients l’utilisation de la Power Plate n’a entraîné d’effets négatifs.
Mais trois conditions doivent impérativement être respectées :
NON : On peut affirmer qu’une prothèse, par exemple des hanches, est bien scellée et que les os sont consolidés, dès que deux mois se sont écoulés après l’intervention. Par prudence, j’attends un mois supplémentaire avant de commencer la rééducation avec la Power Plate. Si, pendant toute la séance, les
postures sont contrôlées par un médecin ou un kinésithérapeute, les prothèses ne risquent pas le moindre dommage.
NON : Si un patient souffre d’une petite entorse (il s’est tordu la cheville, il a du mal à courir, l’articulation gonfle), je n’hésite pas à l’installer immédiatement sur la Power Plate, en position debout et les pieds bien à plat. Les accélérations de la machine vont aider à drainer l’hématome et la cicatrisation va être accélérée. En cas d’entorse plus importante, j’attends une dizaine de jours avant d’avoir recours à la Power Plate.
NON : Lorsqu’il y a eu pose d’un stent, on pourrait craindre que, sous l’effet des accélérations, ce petit « ressort » destiné à maintenir l’artère coronaire ouverte, bouge. Mieux vaut attendre un délai de six mois, après son implantation, pour utiliser la Power Plate.
NON : 27% des gens sains ont une hernie discale asymptomatique. Autrement dit, ils vivent avec ce problème mais en ignorent l’existence car ils n’ont pas mal. Pas question de leur interdire la Power Plate ! Quant à ceux qui ont une hernie discale diagnostiquée, ils ne risquent pas de voir leur mal « se réveiller » avec les accélérations car le médecin va choisir des exercices spécifiques à leur cas et n’exigeant pas d’efforts trop importants.
NON : La Power Plate est même un complément très utile dans le traitement des lombalgies. J’en recommande l’utilisation, environ dix jours après une crise de lumbago (généralement dû à des abdos trop « mous »). Le patient est allongé, le dos sur la plate-forme de la machine, tandis que les accélérations, associées à certains exercices très précis, vont gainer efficacement les abdominaux et les lombaires. Mais attention! Pour être sûr d’un résultat bénéfique, le médecin doit rester prudent et maîtriser parfaitement les différents programmes.
NON : Si le patient est installé sur la Power Plate avec une bonne posture : debout, la tête légèrement penchée en avant, afin qu’elle soit située en dehors de la zone d’accélérations, il ne risque pas d’avoir mal aux cervicales. Je me sers même de cet appareil pour le renforcement du cou. Mais, dans ce cas, les postures sont plus techniques et elles ne peuvent convenir qu’à des patients déjà bien habitués aux exercices sur Power Plate.